💉 #12 - Vaccin anti-Covid : la mort des EdTechs ? 💀

Avec l'annonce par Pfizer et BioNTech de la trouvaille d'un vaccin efficace contre la Covid-19 se pose la question du devenir des entreprises EdTech, qui ont surfé sur la pandémie pour se développer.

Ce mardi 10 novembre, Ă  peine avant 13 heures, Albert Bourla, patron de Pfizer, annonçait que nous vivions “un grand jour pour la science et pour l’humanitĂ©â€. Le laboratoire pharmaceutique amĂ©ricain ainsi que la biotech allemande, qui avaient bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un contrat Ă  1,95 milliard de dollars signĂ© avec l’administration Trump, ont affirmĂ© que leur vaccin contre la Covid-19 Ă©tait efficace.

InstantanĂ©ment, la planĂšte business vivait un moment d’euphorie qui n’était plus connu depuis fort longtemps :

Vraiment tous ? Clairement pas ! Tout comme les entreprises spĂ©cialisĂ©es dans l’hygiĂšne des surfaces, ou encore celles rĂ©alisant des tests sanitaires, la planĂšte EdTech est remise en cause, comme de nombreuses entreprises ayant profitĂ© du Covid !

Tout juste aprÚs ces annonces, le champion norvégien de la EdTech européenne Kahoot! perdait 8%. Au plus bas, la plus grosse EdTech cotée au monde (Chegg) perdait 14%. Le CNED américain K12 : -16%. Et 2U, le spécialiste de la digitalisation des formations des meilleures universités ? -20% !

Dans le mĂȘme temps, Laureate Education et ses campus physiques s’adjugeaient 8%, Grand Canyon Education +7%. Le SPAC britannico-chinois Meten EdTech X, qui souffrait de la fermeture de ses centres d’apprentissage du chinois en Chine et qui avait perdu plus de 75% depuis son introduction en Bourse ? +12,5% !

Alors, la Covid c’est fini et le monde d’avant reprend le dessus ?

2020 : l’annĂ©e de gloire des EdTechs

Les entreprises de l’univers de la EdTech ont mangĂ© leur pain blanc. Le confinement et le bouleversement total des processus pĂ©dagogiques induit ont mis sur le devant les technologies de l’éducation.

Dans ce nouveau monde oĂč les transformations que l’on jugeait encore impossibles se matĂ©rialisaient sous nos yeux, l’éducation a certainement Ă©tĂ© un des secteurs les plus en vogue dans la mesure oĂč l’incursion de la technologie se limitait encore souvent Ă  un choix de LMS (Learning Management System) et Ă  quelques rares expĂ©rimentations relevant du gadget (tablettes pour tous, etc.)

Les campus Ă©tant fermĂ©s, les Ă©tudiants n’avaient d’autres choix que de se connecter. Et les Ă©ternels Ă©tudiants que devraient ĂȘtre les actifs ont fait de mĂȘme !

Les MOOC (Massive Online Open Courses s’il fallait encore le prĂ©ciser !) allĂ©gorie parfaite des EdTechs pour qui se serait arrĂȘtĂ© de suivre le secteur en 2013, ont connu une croissance Ă  peine croyable, profitant d’un Ă©norme regain d’intĂ©rĂȘt
 eux qui ont pourtant tant fait de mal Ă  la rĂ©putation de l’éducation en ligne.

Charles Severance, de l’UniversitĂ© du Michigan, avait reportĂ© dĂšs le dĂ©but du mois d’avril une croissance extrĂȘmement forte de ses inscriptions au sein de Coursera et edX.

ClassCentral, qui se revendique comme le Coursera de l’éducation en ligne, soulignait mĂȘme une croissance impressionnante du trafic de ces sites web entre fĂ©vrier et mars 2020, en se basant sur l’outil de rĂ©fĂ©rence Similarweb :

De mĂȘme, le site de Dhawal Shah affichait d’impressionnantes statistiques :

Tout simplement, la EdTech Ă©tait devenue trendy et j’ai mĂȘme commencĂ© un Substack Ă  ce sujet. C’est dire !

Les Ă©tablissements se mirent Ă  ĂȘtre attentives aux EdTechs. Les barriĂšres classiques que sont le dĂ©salignement des intĂ©rĂȘts, la difficile identification des dĂ©cisionnaires et les cycles de ventes interminablement longs (souvent par faute de financement) promettaient d’appartenir au passĂ©.

Aux beaux jours de l’étĂ©, les valorisations boursiĂšres de ces entreprises explosaient comme jamais : investir dans la EdTech en 2020 Ă©tait un des placements les plus rentables ! Bien au-delĂ  des entreprises du monde de la santĂ© par exemple !

DĂ©but septembre, les thurifĂ©raires des technologies de l’éducation dĂ©nonçaient (souvent Ă  juste titre) les manquements dans la prĂ©paration Ă  l’affrontement de cette deuxiĂšme vague. Si les particuliers (ainsi que de nombreuses entreprises) se sont emparĂ©s de la vague des EdTechs, les Ă©coles et universitĂ©s ont souvent limitĂ© leurs dĂ©veloppements Ă  des cours sur Zoom et Teams, quelques webinaires de bien-ĂȘtre Ă©tudiant
 et rien de plus.

Ces institutions reposent sur la prĂ©sence d’un campus, de salles de classes et d’un corps professoral interagissant avec les Ă©tudiants. ForcĂ©es de devenir des entreprises de remote learning, elles avaient deux choix : rĂ©aliser un service minimum pour prĂ©server modĂšle congĂ©nital aussi longtemps que faire se peut et attendre que tout revienne Ă  la normale ou bien cĂ©der aux sirĂšnes des EdTechs, oĂč elles percevaient surtout le risque de voir ces derniĂšres s’accaparer une part importante de la valeur ajoutĂ©e. Pour rappel, l’amĂ©ricain 2U qui crĂ©Ă© des diplĂŽmes avec les meilleures universitĂ©s et Ă©coles du monde s’offre prĂšs de 60% du chiffre d’affaires ainsi gĂ©nĂ©rĂ©.

Avec l’avĂšnement probable de ce vaccin anti-Covid, la plupart des Ă©tablissements de l’enseignement supĂ©rieur s'enorgueilliront d’avoir fait un choix conservateur de maintien des dispositifs d’enseignement distanciel d’urgence (Zoom, Teams et consorts). Ils se diront que la coronacrise n’était qu’une pandĂ©mie comme il y en a une par siĂšcle et que 2021 sonnera comme l’annĂ©e du retour Ă  la normale.

Les Ă©tudiants retourneront dans des salles de classes. Dans les Ă©coles de management, le modĂšle de la recherche toute-puissante continuera d’ĂȘtre financĂ©e ou bien par le contribuable ou bien par des frais de scolaritĂ© toujours plus Ă©levĂ©s. Presque partout, la pĂ©dagogie dite innovante continuera d’ĂȘtre relĂ©guĂ©e au sein d’une division composĂ©e de geeks fans d’expĂ©rimentations qui ravissent les Ă©tudiants. Finalement, tout continuera comme avant. Et c’est trĂšs bien ainsi ! Vraiment ?

L’illusion du retour en arriùre

Le confinement et la pĂ©riode qui s’en est suivie a mis l’éducation au centre des prĂ©occupations de la sociĂ©tĂ©. Si de nombreux acteurs s’écharpent sur l’ouverture des Ă©coles en cette deuxiĂšme vague de pandĂ©mie, il y a fort Ă  parier que lorsque la situation sera redevenue “normale”, nombre de ces solutions plĂ©biscitĂ©es pendant le confinement ne connaitront pas un succĂšs commercial proportionnel au succĂšs d’usage de ces derniers mois.

2021 sera probablement placĂ©e sous le signe de la VallĂ©e de la Mort de la EdTech. Voici quelques clĂ©s d’analyse totalement personnelles, qui pourront s’avĂ©rer fausses (aprĂšs tout, je ne suis pas voyant) mais qui posent mes convictions pour cette pĂ©riode qui succĂšdera Ă  l’euphorie des temps prĂ©sents.

1. De nombreuses entreprises EdTech disparaĂźtront au cours des tous prochains mois

Celle-ci est trĂšs facile dans la mesure oĂč des entreprises de tous secteurs disparaissent continument. Mais tout comme le secteur des escape games avait rĂ©ussi Ă  vivre de nombreuses annĂ©es sans qu’aucun acteur du marchĂ© ne fasse faillite, celui des startups de technologies de l’éducation connaĂźtra de profonds bouleversements et de terribles disparitions.

En cause : le faux Product-Market Fit

C’est la panacĂ©e de tout entrepreneur qui dĂ©sire prouver que son produit rencontrera le succĂšs tant convoitĂ© : l’adĂ©quation du produit au marchĂ©.

Lorsque les enseignements sont impossibles Ă  rĂ©aliser en prĂ©sentiel et que le monde se confine, moult solutions ont pu penser atteindre ce fameux PMF. Celui-ci risque bien fortement de s’envoler lorsque la pandĂ©mie sera passĂ©e


Si ces solutions Ă©taient parvenues jusqu’à la quatriĂšme Ă©tape au cours de la pandĂ©mie, rien ne garantit in fine une viabilitĂ© qui la dĂ©passerait.

Quelle institution paierait encore pour une solution de remote learning si les cours en présentiel redémarrent comme avant ?

Ces solutions rĂ©ussiront-elles Ă  capitaliser sur la pandĂ©mie pour se montrer prĂ©sentes par la suite et ĂȘtre vecteur de croissance pour les Ă©tablissements scolaires et universitaires en leur faisant continuer le douloureux voyage de l’apprentissage hybride, entre prĂ©sentiel et distanciel ? Rien n’est moins sĂ»r


2. Une adoption par les écoles qui sera rapidement freinée

Talon d’Achille des startups EdTech : la pĂ©nĂ©tration au sein des Ă©tablissements scolaires. Le norvĂ©gien Kahoot! connu de tous les Ă©tudiants et soutenu agressivement par Softbank avait mĂȘme annoncĂ© que ce segment ne devait reprĂ©senter que 20% de son chiffre d’affaires contre 20% pour les familles et
 60% pour les entreprises !

Le pionnier Coursera, qui avait entamĂ© en 2019 une mue vers la vente de digital courseware aux institutions du supĂ©rieur avait profitĂ© de la pandĂ©mie pour accueillir plus de 1,3 million d’étudiants au sein de son offre Coursera for Campus. Ces derniers avaient un accĂšs totalement gratuit au catalogue des 4 000 cours de la startup californienne jusqu’au 30 septembre avant que le californien ne prolonge son offre.

Cette offre, qui ne comptait que 30 clients en fĂ©vrier, a servi plus de 10 000 institutions dont 3 700 Ă©tablissements de l’enseignement supĂ©rieur pendant le printemps ! Forte de ce succĂšs, la scale-up Coursera avait levĂ© pendant l’étĂ© plus de 130 millions de dollars avec une valorisation de 2,5 milliards de dollars et envsageait une introduction en Bourse.

Ce momentum se traduira-t-il en dollars sonnants et trĂ©buchants ? Des plus petites institutions achĂšteront-elles une licence de cours illimitĂ©s
 qui se substitueraient Ă  leurs enseignements ? Les Ă©tudiants accepteront-ils de payer le mĂȘme prix ? Difficile de savoir si Coursera a enfin trouvĂ© un modĂšle rentable dans son long pĂ©riple vers la monĂ©tisation.

Dans tous les cas, le trafic web enregistrĂ© par Coursera a diminuĂ© de pair avec l’essoulement de la premiĂšre vague, de 74 millions de visites en mai Ă  55 en octobre selon Similarweb. Si la seconde vague pourrait entraĂźner une nouvelle croissance d’utilisation jusqu’à la fin de l’hiver, quel sera l’avenir de Coursera en tant que probable future entreprise cotĂ©e ? A vous de parier ! đŸ€‘

3. Le homeschooling ne sera pas mainstream

Le confinement et la prise de conscience de nombreux parents de l’importance des processus d’apprentissage de l’enseignement primaire et secondaire ont suscitĂ© de nombreuses idĂ©es de startups.

Dans son dernier article consacrĂ© Ă  la EdTech, le fonds amĂ©ricain Andreesen Horowitz avait dĂ©celĂ© une troisiĂšme phase de l’apprentissage en ligne : le dĂ©veloppement de plateformes parascolaires et d’école Ă  la maison. Et si le simple soutien scolaire pouvait devenir tout simplement Ă©cole Ă  la maison ?

SuccĂ©dant Ă  la premiĂšre vague des plateformes de MOOCs ainsi qu’à la deuxiĂšme d’oĂč Ă©mergent les licornes d’aujourd’hui, cette troisiĂšme vague entend avant tout adopter une approche B2C, se substituant au traditionnel soutien scolaire.

Le risque perçu est immĂ©diat : une prolongation des inĂ©galitĂ©s entre les parents qui peuvent s’offrir ce genre de contenus et ceux qui ne le peuvent pas. Est-ce pour autant si vrai ? Rien n’est moins sĂ»r.

Aujourd’hui, le parascolaire est surtout synonyme de livres et de cours particuliers. Ce dernier marchĂ© reprĂ©sente en France 2,1 milliards d’euros d’aprĂšs l’étude Xerfi dĂ©diĂ©e Ă  ce sujet. En 2013, une note du Centre d’analyse stratĂ©gique Ă©valuait la dĂ©pense moyenne Ă  1500 euros par famille en moyenne.

Le marchĂ© du soutien scolaire, financĂ© par ailleurs Ă  50% par l’Etat, ne profite donc qu’à une certaine catĂ©gorie de population. A l’inverse, ces derniĂšres solutions sont bien moins chĂšres
 mais aucunement soutenues. A quand un crĂ©dit d’impĂŽt similaire de 50% sur des applications de learning ?

Pourquoi les Acadomia, ComplĂ©tude, Anacours, Legendre et tous les autres spĂ©cialistes du soutien scolaire Ă  domicile bĂ©nĂ©ficient d’un financement indirect de l’Etat Ă  travers un crĂ©dit d’impĂŽt de 50% lorsque des Schoolmouv, Kartable, LesBonsProfs et autres, bien moins onĂ©reux et donc inĂ©galitaires ne bĂ©nĂ©ficieraient pas des mĂȘmes avantages ?

Revenons Ă  notre propos.

Le marchĂ© du homeschooling se structure aux Etats-Unis notamment par l’arrivĂ©e de nombreuses startups qui veulent s’y associer.

Dans le dernier batch de YCombinator, que j’avais abordĂ© prĂ©cedemment figurait ilk, spĂ©cialiste du microschooling, crĂ©Ă© par un ancien membre de l’équipe Growth de WeTransfer et Notion. PremiĂšre Ă©tape et signe annonciateur vers l’avĂšnement du homeschooling ?

Il y a fort Ă  parier que non. Les marchĂ©s boursiers avaient pourtant accueilli l’hypothĂšse avec bonheur. K12, Ă©quivalent privĂ© amĂ©ricain au CNED que j’avais abordĂ© prĂ©cĂ©demment, a connu une folle ascension avant de redescendre sur Terre suite aux nombreux problĂšmes de mise en route et de dĂ©ploiement de solutions de homeschooling Ă  l’échelle. Ce n’est pas faute d’avoir investi des centaines de millions de dollars


La firme Citron Research avait publiĂ© un rapport qui voyait K12 comme le Teladoc (leader mondial de la tĂ©lĂ©consultation) de l’éducation, visant 100$. Un pari pour le moment perdant.

Disclaimer : j’ai Ă©tĂ© actionnaire de K12 du 12 juin (oui j’en avais achetĂ© en rĂ©digeant l’article sur les EdTech cotĂ©es aux US
) au 2 septembre.

La Chine a mĂȘme interdit le homeschooling gĂ©nĂ©ralisĂ©, avec l’unique exception des enfants handicapĂ©s. Meme dans ce pays oĂč les EdTechs sont d’une toute autre puissance, soutenues par le pouvoir, l’Etat ne dĂ©sire pas gĂ©nĂ©raliser ce type de dispositif.

Dans tous les cas, Ă  choisir, l’écrasante majoritĂ© des Ă©coliers et Ă©tudiants prĂ©fĂšrent du prĂ©sentiel, Ă©ventuellement combinĂ© avec du distanciel, qui ne saurait ĂȘtre autosuffisant.

4. Les meilleures entreprises passeront aisément cette période car elles auront renforcé leur bilan

Comment une entreprise ne survit pas Ă  une traversĂ©e de la VallĂ©e de la Mort ? Tout simplement car elle Ă©puise toutes ses ressources. Alors comment profiter d’une phase d’euphorie de marchĂ© ? En capitalisant sur la volontĂ© des investisseurs de financer des projets Ă  tout prix !

Si les entreprises de l’univers de la EdTech, et surtout celles qui vendent aux Ă©tablissements, risquent de traverser cette VallĂ©e de la Mort dans les prochains mois, une autre pĂ©riode voyait l’intĂ©gralitĂ© du secteur technologique s’y engouffrer : la bulle Internet.

Souvenez-vous de Boo, Webvan ou Pets.com ? Si vous aviez plus de 20 ans en 2000, c’est fort probable. Je n’avais que 5 ans mais la littĂ©rature Ă©conomique associĂ©e est trĂšs riche en enseignements, Ă  fortiori lorsque les investisseurs particuliers armĂ©s de Robinhood et consorts propulsent certaines entreprises Ă  des valorisations dĂ©lirantes. Ces trois entreprises reprĂ©sentent les excĂšs d’une pĂ©riode oĂč l’économie de l’Internet faisait l’objet de tous les fantasmes.

Mais en 2000, si Boo Ă©tait synonyme de vĂȘtements, Webvan de grande distribution ou Pets.com d’alimentation animale, Amazon en Ă©tait le parfait Ă©quivalent dans son business de base : la librairie en ligne.

Pourquoi Amazon n’a pas disparu ? Aucunement par le gĂ©nie de leur management (les fameuses rĂ©unions oĂč deux pizzas doivent suffir Ă  nourrir tous les participants n’ont Ă©tĂ© introduites qu’aprĂšs), mais tout simplement par un mouvement qui relĂšve du gĂ©nie.

En fĂ©vrier 2000, la personne qui a sauvĂ© la firme de Jeff Bezos s’appelait Ruth Porat. Ancienne vice-prĂ©sidente exĂ©cutive de Morgan Stanley, actuelle CFO d’Alphabet (et 7e femme la plus puissante du monde selon Fortune), elle Ă©tait Ă  l’époque au sein de la branche technologie de la banque d’affaires amĂ©ricaine.

Un mois avant l’explosion de la bulle Internet, elle bouclait un tour de financement de 672 millions de dollars sous forme d’obligations convertibles auprĂšs d’investisseurs europĂ©ens. RemunĂ©rĂ©s Ă  6,9% d’intĂ©rets annuels, ces investisseurs ont tout simplement sauvĂ© Amazon du destin rĂ©servĂ© Ă  ses pairs. Sans ce financement, Amazon aurait trĂšs probablement disparu en 2001
 mais nos commerçants ne s’en porteraient pas pour autant mieux aujourd’hui !

Chip Paucek, nouveau Jeff Bezos ?

Devinez ce qu’a fait 2U dĂ©but aoĂ»t en Ă©tant sur ses plus hauts niveaux en Bourse depuis plusieurs dizaines de mois ? Une levĂ©e de fonds de 300 millions de dollars souscrite par Morgan Stanley ! Comme il s’agit d’une entreprise cotĂ©e et non d’un traditionnel tour de financement de VC, ce financement est passĂ© sous les radars.

L’entreprise, qui ne comptait plus que 200 millions de dollars de cash dans son bilan, se retrouve instantanĂ©ment en bien meilleure situation et peut envisager sereinement l’avenir.

Si l’annonce du vaccin Pfizer a fortement fait baisser son cours de Bourse, 2U mise sur des tendances d’avenir (notamment autour du secteur des formations courtes telles que les bootcamps - Alternative Credential ci-dessus).

Son bilan lui permettra de passer trĂšs aisĂ©ment cette potentielle future pĂ©riode de difficile collaboration avec des grandes universitĂ©s, qui profiteront probablement d’un retour Ă  la normale pour souligner leur modĂšle prĂ©sentiel.

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Mehdi